Solutions de financement durable de l’élimination du travail des enfants: vers des stratégies nationales cohérentes et soutenables

Session thématique

12 février 2026

14:30

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Investir dans la prévention et l’élimination du travail des enfants – par le biais de la protection sociale, de l’éducation, du travail décent et des mesures connexes, ainsi que par des mesures visant à identifier et à retirer les enfants du travail et à soutenir leur réintégration dans le système éducatif et vers des alternatives décentes – génère des retombées sociales et économiques qui surpassent largement les coûts. Des analyses coûts-avantages mondiales ont suggéré que les gains économiques liés à l’élimination du travail des enfants pourraient être plusieurs fois supérieurs aux investissements financiers nécessaires. Par ailleurs, des travaux plus récents de l’OIT sur les déficits de financement de la protection sociale et des finances publiques confirment que les dépenses consacrées aux enfants et aux familles constituent un fondement pour une croissance inclusive et durable, et non une simple dépense budgétaire. Pourtant, malgré les engagements pris dans le cadre de l’Appel à l’action de Durban et les discussions récentes menées dans le cadre du processus de financement du développement des Nations Unies et du Sommet social de Séville, nombre des systèmes clés qui influent sur le travail des enfants – protection sociale, éducation, inspection du travail et protection de l’enfance – demeurent sous-financés, et le financement est souvent fragmenté et instable.

Dans ce contexte, la session portera sur l’élaboration de stratégies cohérentes et durablement financées pour prévenir, lutter contre et éliminer le travail des enfants, s’appuyant principalement sur les budgets nationaux et complétées par des financements publics internationaux et des investissements privés et philanthropiques responsables. La première partie examinera brièvement les besoins et les lacunes en matière de financement : ce que nous savons – et ce qu’il nous reste à savoir – sur les ressources nécessaires au développement de systèmes pertinents pour la lutte contre le travail des enfants, et ce que les analyses de coûts et de rentabilité existantes, aux niveaux mondial et national, nous apprennent sur l’ordre de grandeur et les retours sur investissement.

La seconde partie abordera les stratégies et les mécanismes de financement : comment les pays peuvent renforcer la mobilisation de leurs ressources nationales et optimiser l’utilisation de leurs marges de manœuvre budgétaires (par le biais de la fiscalité, des contributions, de la réaffectation des budgets et des réformes), comment l’APD et les institutions financières internationales peuvent être utilisées de manière plus stratégique comme catalyseurs au sein de stratégies nationales, et comment les cadres commerciaux, le devoir de diligence et les dispositifs structurés impliquant des acteurs publics, privés et philanthropiques peuvent contribuer à intégrer des acteurs privés et philanthropiques responsables.